La place de la Liberté, de Lambézellec au centre-ville de Brest

Ce cliché, pris dans les années 1960, montre bien la perspective néoclassique dessinée par Jean-Baptiste Mathon. (Crédit Blandeau – DR/Collection des Archives de Brest)

La place de la liberté, un terrain vague, est aujourd’hui synonyme du centre-ville à Brest. Au début du XIXe siècle, elle n’est pourtant qu’un vaste terrain non constructible, situé en dehors des fortifications et propriété de la Marine nationale. L’armée se sert des glacis pour défendre la ville. À partir de la fin du XIXe siècle, la place de la Liberté parvient, peu à peu, à s’imposer comme le nouveau centre-ville de la cité du Ponant.

Un nom aux origines inconnues

La place de la Liberté change de nom à chaque nouveau régime politique. En l’honneur du fils de Napoléon, elle est dénommée place du Roi de Rome en 1811. Elle devient la place Bourbon en 1815 à la Restauration et n’acquiert le nom définitif de place de la Liberté qu’en 1870, d’après l’historien brestois Gérard Cissé. Le terrain est aplani et planté avec des ormes au début du XIXe siècle. « Des spectacles forains et des artistes ambulants s’y produisent dès 1811 »,

signale Gilles Cardinal, ( Chroniques d’un Brest Disparu) passionné par l’histoire de Brest. « L’endroit est très cosmopolite ». Les badauds peuvent assister à des spectacles de cirque ou de théâtre, qui exposent des animaux ou des êtres humains comme la femme à barbe. « Parmi les itinérants, les forains forment une sorte de classe moyenne. Il y a aussi des nomades, sans résidence fixe, qui sont vanniers ou réparateurs de faïence ». La place, qui appartient à la Marine, est aussi en partie dédiée à des manœuvres militaires.

XIXe siècle, la place de la Liberté était connue pour ses foires, très populaires auprès des Brestois. (Crédit Éditeur Andrieu/Collection des Archives de Brest)

Place de la liberté avant.

La place de la Liberté rejoint Brest

Entre 1861 et 1867, Brest annexe la commune de Lambézellec où se trouve la place de la Liberté. La Ville ne devient propriétaire du terrain qu’en 1892, mais elle se retrouve alors sans véritable centre-ville. « La Penfeld était le véritable centre-ville mais elle est peu à peu confisquée par la Marine », retrace Daniel Le Couédic, ancien directeur de l’Institut de géoarchitecture de Brest. « Après 1865, la Marine prend tout le fleuve et Brest est privée de centre ».

En 1919, la loi Cornudet oblige les villes de plus de 10 000 habitants à se doter d’un plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension. Mission est confiée à l’architecte Georges Milineau de redessiner la ville, alors que les fortifications peuvent être détruites depuis 1921. Dans ses premières esquisses, l’architecte de la ville envisage de réunir les principaux monuments publics autour d’une place de la Liberté qui aurait alors été fermée.

L’architecte Jean-Baptiste Mathon dessine en réalité les plans de Versailles pour reconstruire Brest.

Une perspective à la Versailles

Après la guerre, Jean-Baptiste Mathon est chargé du plan de reconstruction de Brest. Il s’inscrit dans la lignée de Georges Milineau en gardant l’idée d’un centre comme articulation entre les différents quartiers de la ville. « Il bâtit aussi la ville quadrillée que Vauban avait imaginée. Les gravats des immeubles et des fortifications servent à remblayer le sol vallonné », relate Daniel Le Couédic. L’église Saint-Louis et l’hôtel de ville sont les nouveaux monuments de la Brest reconstruite.

« Après 1865, la marine prend tout le fleuve et Brest est privée de centre »

En réalité, Mathon fait de la place de la Liberté une esplanade. En effet, d’après Daniel Le Couédic, « une place est un endroit fermé où on se retrouve lors de grandes occasions. Mathon avait renoncé à appliquer cette définition à la place de la Liberté pour en faire un lieu ouvert sur la ville, avec, par exemple, une coulée verte au cœur de Brest ». L’architecte, grand prix de Rome en 1923, s’inspire de la culture classique pour tracer les perspectives du centre-ville. « Mathon dessine les plans de Versailles. Si vous faites bien attention, la place regarde Brest comme le château de Versailles regarde Versailles ». Une fois achevée, la place est la plus grande place dans une ville reconstruite en France. Des travaux ambitieux entamés dans les années 1980 donneront à la place son visage d’aujourd’hui.

Place de la liberté

Dans le quartier de Pontaniou à Brest, l’histoire de la salle de Venise devenue le cinéma Armor. Le Télégramme

Aujourd’hui, la forme en dôme du cinéma Armor est toujours visible

Incursion dans la salle de Venise, un haut lieu de la vie de la bourgeoisie brestoise à Pontaniou.

À la fin du XIXe siècle, la salle de Venise anime le quartier de Pontaniou entre la rue Armorique et la rue Jean-Bart (à quelques encablures de l’actuel pont de Recouvrance, en pénétrant Rive droite). Inauguré officiellement à l’été 1862, l’édifice principal est une salle de bals et de spectacles fréquentée par la bourgeoisie militaire. Les lieux tirent leur nom du rideau de fond de scène, qui représente la place Saint-Marc de la Cité des Doges.

Un nouveau lieu de divertissement

Henri Le Scieller rachète le terrain au grand propriétaire terrien Joseph Trischler pour diriger un projet architectural d’ampleur, qui se déploie sur une dizaine d’édifices différents. Parmi eux, on trouve des logements, un café et une salle de bal de plus de 300 m2, capable d’accueillir plus de 2 000 personnes.

« Il y a alors un gouffre entre les petites gens de Recouvrance qui parlent breton, avec leur coiffe et leurs sabots, et la bourgeoisie ».

En 1856, la construction du Pont impérial a déjà marqué un tournant dans les relations entre les deux rives. Désormais, les habitants aisés de la rive gauche franchissent la Penfeld en calèche. La richesse des soldats de la Marine et de leurs familles contraste avec la situation de Pontaniou. « Le quartier est le plus populaire et le plus pauvre de Brest », rappelle l’historien Olivier Polard. « Il y a un gouffre entre les petites gens de Recouvrance qui parlent breton, avec leur coiffe et leurs sabots, et la bourgeoisie ».

En décembre 1861, alors que les travaux se terminent, les musiciens de la Flotte animent le bal des Apprentis canonniers de la Marine impériale. Ce premier événement marque le début d’une ère de prospérité pour la salle de Venise. Le Théâtre de Variétés ouvre d’ailleurs ses portes le 22 juin 1865.

La salle de Venise va ensuite « péricliter dans sa forme d’origine, après l’arrivée du tramway à la fin du siècle. Elle n’a alors plus de raison d’être », explique Olivier Polard. Le tram emmène les badauds jusqu’au casino Kermor, situé au port de commerce. En comparaison, résume Olivier Polard, la salle de Venise apparaît comme un « endroit guindé, vieillot et peu glamour ».

salle de Venise servait de point de départ aux manifestations ouvrières, comme ici en 1903. (Collection des Archives de Brest)

Point de ralliement pour les ouvriers
En 1892, la salle de Venise change de propriétaires et devient un lieu de débats et de meetings politiques. En avril 1900, 2 000 personnes sont réunies pour assister à la « grande réunion publique et contradictoire », qui oppose Aristide Briand et Jean Jaurès. Les deux hommes politiques sont présents pour la première manifestation bretonne de la fédération socialiste. Jean Jaurès, dirigeant de la Section française de l’Internationale ouvrière, revient à Brest en 1909 pour y donner un second discours. Selon Olivier Polard, « les ouvriers utilisaient la salle de Venise comme point de rendez-vous. Ils descendaient ensuite vers le centre-ville et les gardes mobiles les attendaient sur le pont »
Passage au cinématographe
En 1908, la salle de Venise s’engage sur la voie de la modernité et devient un cinéma. Elle doit au préalable accomplir de lourds travaux, électriques notamment. La caserne du Deuxième dépôt, toute proche, emploie 3 000 marins qui sont autant de spectateurs potentiels. Mais l’établissement fait faillite et il faut attendre l’intervention de l’architecte Frayssinet en 1920 pour que naisse le cinéma Armor. S’y ajoute le travail de l’artiste Pierre Péron qui repeint les murs avec des fresques sur le thème de la Marine. « Les Ailes », un film de guerre consacré aux aviateurs de la Première Guerre mondiale, est même le premier film parlant projeté à Brest en 1932.
En dépit de travaux réalisés en 1936, après guerre, les déconvenues s’accumulent pour la salle de Venise, en premier lieu la destruction de la caserne du Deuxième dépôt et le départ de la population militaire. « Une fois la Reconstruction achevée, la salle de Venise n’a plus de raison d’être. Rive gauche, des cinémas comme l’Omnia séduisent davantage le public grâce à leur confort ». En 1957, l’Armor ferme ses portes. Les Compagnons du devoir ne s’installeront dans ses murs qu’en 1977.

 













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LES SOUVENIRS DE MON ENFANCE.


Nous sommes mon amie Josiane (Josy) Kerhoas et moi Yvette Hall. (La fille au chignon sur la photo).


Bonjour,



Je suis Yvette Hall F2 Bouguen Est.



Cet été, je suis allée sur les « lieux de mon enfance » et j’ai pu retrouver.

Mon amie Josiane Kerhoas F. 9 Bouguen Est l’endroit où nous allions nous détendre,

Et bavarder lorsque nous vivions au Bouguen Est. On appelait ce lieu  » les fils.

De fer « .



C’était là où nos mères étendaient le linge pour le faire sécher. La photo (Avec

Le fille au chignon) A été prise, le 11, juin 1960 là où maintenant, la nature a repris

Ses droits. J’ai reconnu le bâtiment de l’arsenal en contrebas. Il n’était pas.

Rare que lorsque des bâtiments de la marine étaient à quai nous soyons

Réveillés par le clairon.



C’est vraiment avec émotion que j’ai fait cette balade avec mon amie.

d’enfance Josiane Kerhoas.



Merci encore pour l’immense travail que vous avez fait.



Cordialement,












Steven Le Roy : « Brestois jusqu’à la dernière goutte de sang »

Le journaliste Steven Le Roy est un
infatigable marcheur.

Steven Le Roy clame haut et fort sa passion pour Brest. Le journaliste connaît la ville comme sa poche mais ne cesse de la redécouvrir.

Mon Brest à moi

Là où vous vous sentez chez vous ?

« Place Guérin, mon hôtel de ville. J’y vais depuis 40 ans, d’abord avec mon père, puis avec mes copains pendant mes études. Après, j’y ai amené mes enfants à l’école tous les jours, avant de boire un café avec mon pote Gaël Naizet, décédé depuis. Maintenant, ici, ça me fait penser à lui et ça me fait du bien. J’ai eu des très hauts moments de lutte pour l’installation de la crèche – un de mes meilleurs souvenirs de journalistes -, des carnavals, des fêtes de la musique, la foire aux croûtes, tous les bistrots et restos autour de cette place ».

Mon Brest à moi

Place Guérin est le « centre de la ville » de Steven Le Roy. (Le Télégramme/Lauryane Arzel)
La meilleure façon de découvrir Brest ?
« J’ai découvert, il n’y a pas si longtemps, que j’étais amoureux de cette ville, complètement, totalement. Je peux y marcher des heures et des heures, sans jamais me lasser, en trouvant de nouvelles lumières, de nouvelles rues, de nouveaux endroits. Je savais depuis longtemps que j’étais brestois jusqu’à ma dernière goutte de sang mais je ne connaissais pas mon degré de dépendance par rapport à cette ville ».
Des artistes ?
« Miossec, Matmatah, Paul Bloas. Et les Goristes, qui, mine de rien, ont absolument tout compris à cette ville. Je vais m’enorgueillir sûrement un peu, je ne suis pas fier généralement, mais j’ai écrit le premier article sur Matmatah. Ce sont des vrais copains, ils n’oublient pas d’où ils viennent ».
Un stade ?
« L’autre chez-moi absolu, mon église, le plus beau creuset de mixité brestois, c’est le stade Francis-Le-Blé. Les soirs de match, je viens avec 42 ans de souvenirs. L’odeur des merguez et des frites me fait du bien, même si je n’en achète pas, la gouaille, le cri, la clameur, plus que le match lui-même. Ici, c’est le club des popus. On n’a quand même pas des résultats extraordinaires mais la culture de la loose fait partie de nous et on l’a sublimée ».



Steven Le Roy est un fervent supporter du Stade Brestois ! (Le Télégramme / Nicolas Créach)

Un endroit du confinement ?

« Le soir, entre 19 h et 20 h, avec mes deux petits garçons, on descendait place de la Liberté. On y a inventé des jeux, des parcours. Cette grande place, qui s’ouvrait comme ça sur la rue de Siam vide, était juste magique, avec très peu de monde, quatre ou cinq personnes, des souvenirs assez incroyables. Depuis le haut-Jaurès aussi, j’ai vu, un soir, au soleil couchant, ce panorama incroyable et vide qui donne sur le goulet : la mer et l’horizon, l’appel au voyage et l’enracinement en même temps ».


Steven Le Roy a beaucoup fréquenté la place de la Liberté pendant le confinement. (Le Télégramme/Lauryane Arzel)

Un qualificatif ?

« C’est la chanson de Gainsbourg, la « beauté cachée des laids ». Elle est partout, en descendant la rue Villaret-de-Joyeuse ; dans la rue Béranger qui domine les grandes grues du port. Dans la bruine de novembre, tu as l’impression que ce sont des animaux qui sortent des ombres. J’adore les quartiers aussi quand ils se fédèrent, j’ai pu le vérifier en étant journaliste. C’est une élégance discrète mais quasi impérative. La grande séduction de cette ville, ce sont les Brestois, et les Brestoises, des gens mélancoliques, gais et très attachés à leur ville, quitte à en être un peu chauvins ».

Une bonne raison de quitter Brest ? « Mourir ».

Steven Le Roy, journaliste au Télégramme, parcourt la ville sans relâche.



« J’ai toujours su que je voulais travailler à Brest. C’était mon objectif professionnel, le reste, je m’en foutais ». Steven Le Roy a largement atteint son but. Après le baccalauréat, le journaliste entame des études de droit. Il les termine par deux années passées à Amiens où « il manquait la mer, le phare du Minou, le goulet ». En 1995, le jeune homme commence alors à travailler au Télégramme. Son agenda est bien rempli, entre un emploi à mi-temps comme auxiliaire de rédaction au journal et un poste d’attaché de presse chez Dialogues.

« J’ai un accent brestois ! »

En 1999, Steven Le Roy est embauché en tant que journaliste. « Un autre épicentre de ma vie, c’est évidemment la rédaction du Télégramme. J’y ai pris mes marques, mais seulement par moments de la journée, entre 9 h et 21 h. Après, soit tu montes à Jaurès, soit tu descends bas de Siam ». Dans ce lieu de rigolades entre copains mais aussi d’apprentissage, il a « adoré l’équipe qui était en place, c’était un équipage. René Perez, Alain Coquil, Jean-Luc Germain qui nous envoyait partout, et André Rivier, mon père professionnel ».

Steven Le Roy partage, aujourd’hui, son temps entre Brest et Morlaix, où se trouve le siège du groupe Télégramme. Il anime aussi la chronique Brève de trottoirs sur Tébéo qui évoque les particularités du vocabulaire brestois. L’amuseur à temps partiel s’exclame : « Les vidéos, je force le trait, mais oui, j’ai un accent brestois, je le revendique à fond ! », s’exclame l’amuseur à temps partiel.

« J’ai découvert, il n’y a pas si longtemps, que j’étais amoureux de cette ville, complètement, totalement. Je peux y marcher des et des heures et de heures, sans jamais me lasser, en trouvant de nouvelles lumières, de nouvelles rues, de nouveaux endroits.

À l’été 1891, Brest face à la sécheresse

Source Le Télégramme de Brest.

L’équipe municipale a dû prendre des mesures pour lutter contre la sécheresse. (Collections du musée de Bretagne et de l’écomusée du Pays de Rennes)

Il y a exactement 130 ans, les réserves d’eau de la Cité du Ponant étaient presque à sec. En cause, une forte sécheresse qui s’est déroulée de mai à septembre 1891. La situation a posé plusieurs défis à la population brestoise et à l’équipe municipale.

Des nappes d’eau à sec

Brest ne peut alors compter que sur ses propres réserves car « il faut prendre en compte des considérations géologiques. Les bassins-versants alentour, qui recueillent l’eau de pluie, sont de petite taille », explique Franck Baraer, climatologue à Météo France. « Par conséquent, les réserves d’eau ne peuvent se reconstituer en l’absence de pluie ».

Les pluies, d’ordinaire habituelles en Bretagne, se font attendre à l’été 1891. En mai 1891, les relevés météorologiques font état de seulement 29 millimètres tombés, soit une baisse de 60 %. Le déficit pluviométrique atteint en moyenne 50 % de mai à septembre. La saison estivale succède aussi à un hiver déjà très sec. Du côté des températures, on reste dans la moyenne de la période : elles oscillent entre 20 et 22 °C.


Restrictions en vigueur

Champ-de-Bataille, des fontaines d’eau ont dû être coupées. (Collections du musée de Bretagne et de l’écomusée du Pays de Rennes)

Restrictions en vigueur

« Le manque d’eau est de toute façon un problème récurrent à Brest, qui court tout au long du XIXe siècle », mentionne Gilles Cardinal, auteur de
« Chroniques d’un Brest disparu ». D’après les comptes rendus des conseils municipaux, le niveau des sources de la ville avait baissé des deux tiers en 1891 ». À Recouvrance, chaque habitant dispose d’environ 27 litres d’eau par jour. La population intra-muros n’a, quant à elle, accès qu’à 21 litres d’eau par jour et par personne. Le chiffre tombe à 13 litres d’eau par jour pour un habitant de l’Annexion, aujourd’hui le quartier Saint-Martin. Les élus prennent des mesures pour réserver l’eau à l’alimentation publique, notamment la fermeture de certaines fontaines publiques. Au Champ-de-Bataille, l’actuelle place Wilson, seules deux bornes sur cinq fonctionnent. La ville envisage aussi le rachat des sources de Coat-ar-Gueven et Kerjean-Vras. Contrairement à d’autres épisodes de sécheresse brestois, il n’y a pas eu d’épidémie de choléra en 1891. L’hygiène de la ville laisse pourtant à désirer. « L’insalubrité était chronique, il n’y avait ni trottoirs, ni tout-à-l’égout », raconte Gilles Cardinal. « Les gens jetaient leurs pots de chambre par la fenêtre. Les sources étaient polluées par des dépôts d’immondices ». L’arrêt de l’arrosage des pavés entraîne l’accumulation de déchets et crottin de cheval. Après un mois d’août orageux, il tombera en octobre autant de pluie que pendant les cinq mois précédents.







L’hôtel Continental Brest

Le Télégramme De Brest

Lauryane Arzel


En avril 1941, un violent incendie détruit l’hôtel Continental à Brest

La façade de l’hôtel Continental est encore debout après l’incendie d’avril 1941.
La façade de l’hôtel Continental est encore debout après l’incendie d’avril 1941. (Collection des Archives de Brest)

Non loin de la place Wilson, l’hôtel Continental a fière allure en cette journée du 4 avril 1941. Le soir-même, l’édifice est détruit par un incendie. Une ombre plane encore aujourd’hui sur la chronologie des événements. Deux versions coexistent : un bombardement mené par l’aviation anglaise et un attentat conduit par un réseau local de résistants.

Un lieu de vie pour les Allemands

Situé rue Émile-Zola, « l’établissement est un des plus luxueux de l’époque », explique Gildas Priol, spécialiste de la période 1939-1945, à Brest. « Le Continental est un des premiers hôtels réquisitionnés par l’état-major allemand, dès le 19 juin 1940, pour en faire un lieu de vie et de pouvoir ».

Depuis la fin du mois de mars 1941, Brest accueille aussi le Scharnhorst et le Gneisenau, deux navires de guerre allemands. Ce sont des cibles prioritaires pour la Royal Air Force (RAF), l’aviation britannique. Les bateaux sont protégés par différents dispositifs et par la topographie du terrain. Les bombes britanniques pleuvent sur les cuirassés et sur le centre-ville brestois, à proximité immédiate. À lire sur le sujet. Gildas Priol, au nom du grand père.

La cible des bombardements britanniques

Le 4 avril 1941, la Kriegsmarine, la marine de guerre allemande, organise une grande réception au Continental. De 22 h 15 à 1 h 30, dans la nuit du 4 au 5 avril, le commissariat central de Brest notifie une alerte aérienne, causée par les bombardements de la Royal Air Force. Le 5 avril, au matin, la découverte d’un corps sous les décombres du Continental clôt le rapport du côté français.

Le bilan se monte à quatre morts et douze blessés sur le centre-ville où d’autres bâtiments ont été touchés. Le Bomber Command de la Royal Air Force recense quant à lui l’envoi de 54 ou 57 appareils au-dessus de Brest, pendant la nuit du 4 au 5 avril. « Dans la presse, peu de choses sont ressorties parce que les Allemands ne communiquaient pas sur les pertes subies. Un article évoque pourtant les bombardements et le déblaiement des gravats, mais sans en expliquer les causes », mentionne Gildas Priol.

Les circonstances de destruction du Continental restent mystérieuses.
Les circonstances de destruction du Continental restent mystérieuses. (Collection des Archives de Brest)

L’attentat, une autre piste possible

En 1949, l’ouvrage « J’avais des camarades » de Jean Broc’h est un des premiers à raconter les années de conflit. Sa parution impose dans les mémoires un autre récit : celui d’un attentat perpétré par le groupe Élie. Ce réseau local de la Résistance est dirigé par Louis Élie, un transporteur brestois de 35 ans. À son apogée, le groupe comprend 70 membres, principalement issus du quartier Saint-Martin, autour desquels gravitent plusieurs dizaines de sympathisants non actifs.

« Le groupe Élie a été arrêté avec des explosifs : il était en capacité d’entreprendre cette action mais il n’y avait pas de précédents ».

Le premier réseau de résistance brestois est alors doté d’un petit arsenal, composé de matériels anglais et allemand, récupérés ou volés. Au début de l’année 1941, le réseau se lance dans des actions de plus grande envergure, mais seules deux ont été authentifiées. En mars 1941, l’attaque de la prison de Pontaniou se conclut par un repli stratégique pour éviter toute perte humaine. Le groupe a aussi tenté de prendre d’assaut une position de la défense antiaérienne allemande. « Le groupe Élie a été arrêté avec des explosifs : il était en capacité d’entreprendre cette action mais il n’y avait pas de précédents », précise Gildas Priol. « Si c’était le cas, le Conti serait le premier et le dernier événement du genre ».

Dès 1949, Simottel, l’administrateur du Continental s’oppose à la version de Jean Broc’h. Il affirme par exemple que la chaudière, où l’explosif aurait été placé, était restée intacte et aurait été récupérée ensuite par la SNCF. Surtout, selon Gildas Priol, « la destruction de l’hôtel ne figure pas sur les charges, beaucoup plus mineures, présentes sur le compte-rendu du procès du 22 novembre 1941 ».

Du côté de la Résistance, des incohérences ajoutent au flou ambiant. Gildas Priol s’est intéressé aux témoignages de trois survivants du groupe Élie. Henri Auffret, Victor Gourmelon et Jean Pronost confirment leur participation à l’attentat, avec des divergences entre les récits. Victor Gourmelon fait notamment mention d’une alerte anti-bombardements qui aurait perturbé le déroulement de l’attaque. Une seule chose est sûre : le 4 avril 1941, l’hôtel Continental a bien été la cible des bombardements.

La rue des Onze-Martyrs, la trace toujours visible du groupe Élie

Dans les semaines qui suivent la destruction de l’hôtel Continental, entre mai et juillet 1941, les principaux responsables du groupe Élie sont arrêtés par les Allemands. Bruno Calvès, dans le livre « Brest secret et insolite. Les secrets de la Cité du Ponant », énumère les charges retenues contre les onze résistants : « Détention d’armes et de munitions, voies de fait contre les membres de l’armée allemande, participation au mouvement gaulliste et espionnage en faveur de l’ennemi ». 

Les onze résistants sont fusillés au Mont-Valérien, à Paris, le 10 décembre 1941.

La rue des Onze-Martyrs rend aujourd’hui hommage aux membres du premier réseau de résistance brestois. D’abord située rue Brizeux, elle change ensuite de localisation pour être déplacée à son emplacement actuel. Une stèle a été érigée dans le square Rhin-et-Danube, au coin des rues Branda et Farigoul. Elle récapitule les noms des onze résistants fusillés au Mont-Valérien et ceux de six autres membres du groupe Élie morts en déportation.

Pratique

Site internet  Mémoire des Résistants et FFI du pays de Brest.

Il y a 390 ans, Richelieu décide de créer l’arsenal de Brest

Source Le Télégramme de Brest. Alain Boulaire Historien

Matthaüs Merian (Bâle, 1593 – Bad Schwalbach, 1650), vue cavalière de Brest (inv. 959.11.34), vers 1640, eau-forte sur papier, 19,3 cm x 29,5 cm, musée des Beaux-Arts de Brest Métropole. (Illustration Musée des Beaux-arts de Brest Métropole)

1631-2021. Il y a 390 ans naissait l’arsenal de Brest, qui allait faire de la cité du Ponant une actrice majeure de l’Histoire maritime française et mondiale. L’occasion de remonter dans le temps avec l’historien Alain Boulaire.

En 1631, le sieur d’Infreville, commissaire général de la Marine, rend à Richelieu un rapport sur l’état de la Marine le long des côtes atlantiques. De 1629 à 1631, Louis Leroux d’Infreville a parcouru le littoral Atlantique, il a voyagé « en tous les ports et les havres de France », inspectant plus de 60 sites en « Picardie, Normandie, Bretagne, Poitou et Guienne », s’intéressant aux lieux de mouillage, aux droits, aux ressources locales, à la présence de gens de mer, aux moyens de défense, etc. Sur la base de cet audit, le cardinal de Richelieu arrête son choix sur Brouage, Le Havre et Brest.

Pour Brest, cette décision acte une avancée politique majeure. Jusqu’ici, la construction navale au port était conduite par des armateurs locaux de façon empirique. Désormais, elle devient raison d’État. En 1631, l’arsenal de Brest est lancé.

A l’emplacement actuel du bassin de Tourville se trouvait l’anse de Troulan, premier site de développement de l’arsenal sous Richelieu
A l’emplacement actuel du bassin de Tourville se trouvait l’anse de Troulan, premier site de développement de l’arsenal sous Richelieu. (Photo Le Télégramme/Jérémi Anxionnaz)

En 1958, Brest ne compte que 1000 à 1200 habitants
« Éperon barré occupé depuis la Préhistoire », Brest s’est construite depuis son « castellum », un des plus importants de l’Empire romain. La ville close dispose d’un port qui déjoue les attaques vikings venues du Nord et devient un enjeu fondamental, pendant les guerres de Cent ans (1337-1453), entre le duché de Bretagne et les royaumes de France et d’Angleterre. En effet, « ne peut être maître de Bretagne qui n’est pas maître de Brest », comme l’observe un conseiller du duc Jean V de Bretagne.

En 1518, devenue « place française en terre bretonne », Brest accueille, pendant sept jours, le roi de France François Ier, alors âgé de 24 ans. À l’époque, la ville de Brest est cantonnée dans sa forteresse (le château d’aujourd’hui). Elle compte « entre 1 000 à 1 200 habitants », dont de nombreux militaires français.

En 1593, pour récompenser la fidélité de la cité durant la guerre de la Ligue (1588-1598), Henri IV octroie à Brest le droit de bourgeoisie : la ville devient une entité juridique constituée d’un maire et de deux échevins. Brest commence à sortir de son château et à se répandre en contrebas. 1631. marque donc l’année où Richelieu affirme que « la France doit avoir une grande importance sur mer ». Pour cela, il programme à Brest des premiers travaux, fait bâtir une corderie et des magasins.

Magasin général

Corderies et ancien bagne. Collection des Archives de Brest


Dessin. situation rive gauche Penfeld Observation des différents points de la rive gauche. D Larvor. (source)*

Dans l’idée d’élever Brest d’un point de vue technologique, Richelieu fait venir des artisans hollandais, d’Utrecht notamment. Une « petite Hollande » voit le jour, constituée de charpentiers de marine (comme le maître charpentier Clas Verussen), de voiliers, de cordiers et d’étoupiers. Richelieu exige que les jeunes apprentis, bretons en particulier, soient formés aux techniques hollandaises.

En 1639-1640, la peste qui s’abat sur Brest décime le dixième des 1 700 habitants.
Entre1639 et 1640, la peste frappe un peu partout en France, de façon intermittente. Pour lutter contre l’épidémie, le conseil de ville prend les mesures habituelles : isolement des familles, dans des « cabanes » dès le premier soupçon de maladie, ce qui explique que la majeure partie des malades décède dans la ville.

Richelieu meurt deux ans plus tard, en 1642, sans être jamais venu en personne à Brest !

Sous Mazarin, Brest décline, faute de moyens, au détriment de Toulon. En 1661, Colbert fixe le fonctionnement de l’arsenal de Brest et, à partir de 1669, donne une vive impulsion aux travaux du port. L’arrivée de travailleurs et de soldats va engendrer des problématiques de logements, génératrices d’épidémies, de préoccupations en matière d’hygiène et de misère.

Il est à souligner qu’au départ, Colbert n’aime pas la structuration étroite de la Penfeld, « coincée entre deux plateaux » ; les manœuvres difficiles dans le goulet en font pour lui « un mauvais site », auquel il préfère Rochefort. C’est finalement son fils Jean-Baptiste Colbert de Seignelay qui va le décider à privilégier Brest pour des raisons géostratégiques, au moment où éclate, en 1672, la guerre contre les Anglais et Hollandais.

En à peine quarante ans, Brest est devenu un grand port militaire français.

Les bateaux construits à même la rive

Si l’on souhaite se promener dans ces années 1630, et retrouver, le long de la Penfeld, des traces du début de l’arsenal, l’anse de Troulan, à Brest, est le point de commencement.

C’est ici, le long d’une petite rivière qui débouche en Penfeld, au creux du vallon de Troulan, que va s’activer « le cœur de l’arsenal de Richelieu ». Une corderie y est construite en 1635, près de la plage. André Ceberet, commissaire général, y fait ériger un « magasin général et des magasins particuliers ». Des travaux permettent de consolider la falaise. En 1635, il y aurait eu 19 vaisseaux dans le port de Brest. Le plan de l’ingénieur Petit, « levé en 1640 », retranscrit bien l’activité de la Penfeld à cette époque.

« Forme de Brest »

Fers, bois, chanvres, lins : des matières premières sont acheminées en grande quantité, à tel point que les magasins du Roi ne peuvent tout contenir. Quelques années plus tard, dans cette même crique de Troulan, M. de Seuil fera construire une forge et un magasin servant à la fois de « tonnellerie et de dépôt de futailles », tandis que seront bâties, du côté de Recouvrance, dans la crique de Pontaniou, « une forge et une salle d’armes ».

Au départ, les bateaux sont construits à même la rive. En 1683, un premier bassin est creusé, utilisé pour « les réparations, le radoub ». Il faut imaginer des pompes mises en route pour sécher le bassin et limiter l’infiltration. Ce bassin est progressivement aménagé pour pouvoir y armer des vaisseaux. Il prendra le nom de forme de Brest, avant de devenir plus tardivement le bassin Tourville que l’on connaît. Il est considérablement remanié sous Louis XIV, tandis que d’importants bassins vont être aménagés, rive droite, dans l’anse de Pontaniou.






Le bâtiment fait la semaine de 50 heures

À Brest, les tours du quartier de Quéliverzan en construction dans les années 50. Ce sont les premiers immeubles de grande hauteur de la ville.
Source de la photo, Archives municipales de Brest.

Aujourd’hui le quartier.
Source de la photo. Perhirin.

Les années 50 dans le Finistère (d’après un article de Ouest France)

En 1954, Jean Dréo passe le concours de l’École des travaux publics de Toulouse. « Coup de pot formidable » il est reçu. Né en 1924, ce Brestois s’était engagé à la Libération dans le Marine nationale. Mais des ennuis de santé l’ont forcé à changer de voie. En sortant de l’École des travaux publics, il n’a que l’embarras du choix. « On était garanti de trouver du boulot.» En France ou à l’étranger. Jean Dréo a même une proposition pour partir en Égypte participer aux travaux préparatoires du barrage d’Assouan. II préfère retourner dans le Finistère. « II y avait énormément de besoins en raison de la reconstruction de Brest. » 


Aujourd’hui le quartier.
Source de la photo. Perhirin.


La ville est un vaste chantier. Depuis la fin de la guerre, le secteur du bâtiment prospère. Un nombre important d’entreprises  s’est créé pour satisfaire la demande. En 1955, Jean Dréo est embauché comme conducteur de travaux par l’entreprise Le Gall. Elle compte 150 salariés venus de tout le département. Elle a déjà à son actif de nombreux chantiers, dont celui du phare de l’île de Sein. Elle attaque la construction des H L M de Kérangoff à Brest. « C’était des Lopofa, des logements populaires familiaux, se souvient Jean Dréo. On en a fait les deux tiers. J’avais la direction complète de l’opération. Le chantier a duré deux ans. Il occupait 40 gars en permanence. » 

Deux tours de Quéliverzan

Aujourd’hui le quartier.
Source de la photo. Perhirin.

Le procédé choisi pour construire ces bâtiments de quatre étages innove. « Nous avons été parmi les premiers dans le Finistère à recourir aux poutres en béton précontraint pour réaliser les planchers. Le procédé a été imposé par l’architecte. Il permettait de gagner du temps sur l’étaiement et le ferraillage. D’où un net avantage en prix de revient. » Le travail ne manque pas. Ce qui n’empêche pas les entreprises de rivaliser pour emporter les marchés. Elles investissent dans le matériel pour abaisser leurs coûts de revient. Encore peu nombreuses au début de la décennie, les grues à tour se multiplient. L’époque ne connaît pas les trente – cinq heures. « L’horaire de travail hebdomadaire était en théorie de 48 heures pour les ouvriers. En réalité, ils en faisaient 52 ou 53. Et nous, les cadres, on montait à 60 heures par semaine. » Jean Dréo se souvient d’une visite de Maurice Piquemal, « le grand, ponte de la reconstruction », sur le chantier de Kérangoff. « Il n’était pas méchant, mais il piquait de sacrées engueulades ! C’était la terreur des fonctionnaires de l’Équipement. » C’est qu’il y a des délais à tenir. Les demandes de relogement sont nombreuses. En 1958, le secteur du bâtiment emploie 8 000 personnes à Brest. La reconstruction touche alors à sa fin, ce qui entraîne un ralentissement de l’activité. « La concurrence est devenue rude », note Jean Dréo. Il reste quand même de l’ouvrage ailleurs dans le département. Ainsi, dans les années 1960, Jean Dréo travaille sur le chantier du lycée de Douarnenez, puis sur celui de la ZUP de Kermoysan, à Quimper.

Une fois achevée la reconstruction de Brest a parfois été critiquée. On a parlé d’une ville en béton ». L’erreur, répond Jean Dréo. « La plupart des immeubles ont été construits en maçonnerie tout ce qu’il y a de classique. » Lui, ce qu’il préfère retenir de cette époque, c’est une ambiance. « C’était un travail super-épanouissant, très valorisant. On avait l’impression de faire quelque chose de constructif. »

Des Français comme Les autres.

Des Français comme Les autres.

Joseph Camus, peintre de Brest, qui se trouvait à Rennes quand les allemands y entrèrent; ne sachant comment manifester sa fureur il cracha sur l’un d’eux et fut condamné à 1 an de prison; c’est ainsi que commencèrent ses aventures de Parachutiste dans les Français libres. Avec Armand Rekassa, (journaliste) N’guyemba, Jean Uranga, Pêcheur de St Jean de Luz, Michel Petit, (boucher à Hirson, Antoine Cantinelli, le clairon du bataillon, Gil-Kar.

Continua son périple avec ses compagnons,  en Indochine.  Quitte Brest année 1955 avec d’autres Brestois pour travailler en région parisienne. C’était un des habitants des baraques du Bouguen. Son épouse, le rejoint avec ses deux filles, et son garçon. Laissant dans leur baraque tout leurs affaires, Photos, meubles, etc.  Une nouvelle aventure commence dans la région parisienne. 

SERVICE DANS LA RÉSISTANCE ET LES F. F. I. MR. Lagadec Julien Yves

M

Le Général De Gaulle, l’appel à la Résistance, à défendre nos valeurs et notre pays, la Libération.
J’aimerais dire qu’il y a tous celles et ceux qui défendent ou ont défendu notre pays et ses intérêts au prix de leurs vies. Pour vivre dans La Paix aujourd’hui. Merci. Respect.
Ayons une pensée pour ces Femmes ou Hommes qui sont tombées… Une véritable vocation, un engagement sans faille, une preuve d’amour pour sa patrie, des gens qui finalement ont, un cœur d’amour qui bat. Car on ne vient pas en aide, drapeau français, à tant de gens, si les sentiments ne les animent pas.

SERVICE DANS LA RÉSISTANCE ET LES F. F. I.
F. F. I.
RÉSISTANCE INDIVIDUELLE DU 12 août 1944 au décès 10 septembre 1944
Exposé de l’activité : tué en patrouille commander à Val Ar Groas
Argol en Crozon (Finistère)
RÉSISTANCE ORGANISÉE
Cie Surcouf Bon du 12 août 1944 au 10 septembre 1944.
RESPONSABLE Capitaine Le Gall Henri Pleyben-Finistère.
Second Maitre, fourrier dans la marine de l’état engagé à sa sortie des mousses à 17 ans, blessé grièvement étant embarqué sur le bison, qui a coulé recueilli par les Anglais de retour en France après guérison en service à la, D.P. à Brest, 

Qu’il quitté volontairement le 14 août 1944, va s’engager dans les F. F. I à Pleyben (Finistère) 12 Août 1944. À participé aux opérations militaires sur la presqu’île de Crozon au cours des quelles il a été tué le 10 septembre 1944, devant Tal-Ar-Groas, ou il se trouvait en patrouille.     

Forces Françaises Combattantes intérieures
ARRONDISSEMENT. FFCI. DE Brest
À Monsieur le Commandant du Bureau Militaires, Service des affaires F F C I. À Quimper
En réponse à votre lettre n° 26 14/ F F I en date du 20 Août 1947 ; j’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, le dossier d’homologation de grade FFI De :
Monsieur LAGADEC Julien Yves, né le 26 juin 1916 à Brest, Second -Maître fourrier dont sa famille est domiciliée 110 Rue Robespierre à Brest.
Il est entré dans la Résistance le 12 août 1944 au Bataillon LE GALL Henri “Lagardère” Compagnie Surcouf ; et a participé aux opérations sur la presqu’ile de Crozon où il a été tué le 10 septembre 1944, en patrouille devant TAL- AR- GROAS EN Crozon (Finistère)
Brest le 30 septembre 1947
Le Lieutenant Colonel FAUCHER, ex chef des FFCI de l’arrondissement de Brest.
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Les Allemands laissent partout des camions et des cadavres.
Principaux combats :
A/Nord –Finistère : le PONTHOU (Bataillon GILLOUX)
PLOUIGNEAU (Cie du Lieutenant PERRIER)
B / Centre Finistère : LANDELEAU (Cie SURCOUF)
CHATEAUNEUF – Du – FAOU (Cie RAYDUE) Et NORMANDIE
PONT – TRIFFIN (BATAILLON DE CARHAIX).
C/ Sud – Finistère : ROSPORDEN – BANNALEC (Bataillon FFI et ROSPORDEN).
QUIMPER – (Cie Cartouche et BAYEUX).
Les Allemands s’étant repliés dans la région de BREST, CROZON ET AUDIERNE ET CONCARNEAU. Les F.F.I. sont utilisés pour les contenir. Avec des effectifs très faibles et sans arme lourde, du 8 août au 20 septembre 1944, les unités se relèveront tous les 10 jours environ. Le Bataillon “NORMANDIE” reçoit au début, au début de septembre, 2 canons de 105. Cette unité s’empare du MENEZ – HOM qui défend la presqu’ile de CROZON et pousse jusqu’à TELGRUC où un bombardement américain fait de nombreuses victimes. Elle obtient une citation collective par le Colonel EON. Les Américains ayant pris la direction des opérations, les unités F.F.I. sont renvoyées sur leurs lieux de formation. Dans la région de CONCARNEAU le Cne Le CLEACH participe à la reddition de la place-forte.