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Hommage À la Famille de Monsieur Jacques Coat. Monsieur Nicolas Marie Coat

Brest

Ouverte de tout temps sur le monde, grâce à son grand port militaire et commercial, elle est riche d’une histoire tourmentée et passionnante. De son passé ne subsiste que des témoignages forts, de Brestois, et Brestoises, qui méritent d’êtres racontés. Ils ont marqués notre ville, par diverses actions, au cours de leurs présences à Brest. Voici quelques témoignages.


Mariage De Nicolas Coat Le 18 octobre 1908 il épouse Jeanne Bégaud.

Monsieur Nicolas Marie Coat

Le Grand Père, sa fiche se trouve au mémorial du Marin de La pointe St Mathieu

Nicolas, marie Coat naît le 11 décembre 1883 à Bourg Blanc (Finistère)  de Yves Coat, cantonnier et de Marie-Renée Prigent, son épouse, cultivatrice.

Il épouse Jeanne Bégaud le 18 octobre à Bohars (Finistère), dont il aura deux fils, Jean-Yves en 1910 et Ernest en 1912.

Après avoir été commis aux greffes dans le civil, il s’engage dans la marine nationale le 9 avril 1902 pour une durée initiale de cinq ans. Il embarque successivement à bord du “ Saint Louis” affecté à la flotte des torpilleurs de l’océan en 1908, puis rejoint le “Suffren” en 1911. 

Après un passage sur le “Téméraire”, il embarque à bord de l’aviso-torpilleur “Cassini” en tant que maître fourrier et disparait en mer lors de la perte de son bâtiment, torpillé par un sous marin Allemand le 28 février 1917 au large des bouches de Bonifacio (Corse)

(    Il saute sur une mine marine du sous-marin allemand UC 35. Il sombre par 41°19’474 N et 09°19’174 E, entraînant avec lui son capitaine et 106 membres d’équipage.)

Il était Maître fourrier. Son unité: Cassini, Il est porté disparu. Il a été décoré:

Médaille Militaire: Croix de Guerre 14-18 avec étoile(s)

Croix avec étoile

Son décès est inscrit à la commune de Bohars.

Document portant la mention MPLF: Mémoire des hommes

Le naufrage du Cassini donna lieu à plusieurs interprétations, selon que l’on se réfère au Journal Officiel, aux témoignages des survivants ou bien aux coupures de journaux politiques de l’époque. La « Revue politique et parlementaire » relatait les événements comme suit : « Le contre-torpilleur Cassini, affecté au service des patrouilles de la Méditerranée, a été torpillé par un sous-marin ennemi le 28 février à une heure du matin. Une soute ayant fait explosion, le bâtiment a coulé en moins de deux minutes. Le commandant, 6 officiers et 100 sous-officiers et marins ont péri ; 2 officiers et 32 sous-officiers et marins ont été sauvés.

Le Cassini à quai

Il résulte des témoignages formels des survivants que, pendant qu’ils essayaient dans la nuit de gagner à la nage les radeaux qui flottaient, ils ont entendu une voix crier : ” Approchez camarades ! ” Un instant après, ils ont aperçu la masse sombre du sous-marin ennemi qui a tiré sur eux plusieurs coups de fusil ou de mitrailleuse et un obus; celui-ci a touché un des radeaux. Je cite sans commentaires cet acte de sauvagerie.» (Revue politique et parlementaire 1917, Tome 91, p. 136).

Cassini

Contre-torpilleur : il a coulé le 28 février 1917

Circonstances :

Le Contre-torpilleur, Cassini construit au havre en 1894, transformé en mouilleur de mines en 1913 a été torpillé dans le sud de la Corse par un sous-marin allemand. Une plaque à la mémoire des marins du Cassini a été érigée près de Bonifacio : “ Le contre torpilleur Cassini torpillé vers 1H15 du matin, le 28 février 1917, coule après avoir été coupé en deux par l’explosion de la soute à munitions. Des rescapés sont achevés au canon et au fusil par les Allemands”.

Le Commandant Lacaze périt avec son navire selon la sublime mais cruelle tradition  marine “française”. On dénombre 107 morts et 34 survivants.

Coupure de presse

 Aux halles St Louis avant la guerre,  La Grand-mère maternelle est derrière son Banc (Son étal)  de commerçante en coiffe. La première à droite.

Les halle St Louis

Une autre photo, est prise devant un café tenu aussi avant et pendant la guerre (39 – 45). A  Recouvrance… ! Sa maman est présente, elle doit avoir 16/17 ans (née en 1910)  « L’Apéritif » nom du café, était situé rue Du Quartier Maître Bondon, rue détruite dans les années 70/80, pour construire des immeubles.      

L’Apéritif café à Recouvrance


FICHE DES GRANDS – PARENTS PATERNELS


GRANDS – PARENTS MATERNELS






Les Grands Parents maternels  (avec extrait d’acte de mariage).  Le 3 Février 1901. 

Les Grands – Parents Maternels sont présents, ainsi que une ou deux sœurs de sa mère (fillettes en bas,) Sa mère n’est pas encore née (1910), sa Grand –Mère est à droite du marin. Son mari se trouve  au dessus d d’elle (an niveau de l’imposte).

Egalement une photo (en demi-plan) +la même en pied. Du mariage de ses parents 19/07/1930.

La généalogie, maternelle et paternelle se trouve au dessus des photos

Mariage des Parents

Mariage des Parents

Les photos :

Mon papa tenant ma sœur ainée dans ses bras accompagné de sa mère. Photo prise à Brest lieu à situer (il y a une épicerie derrière eux sur la photo ?)


Lieu d’habitation, 13 rue Jean Jacques Rousseau à Brest dans les années 1930. Lieu à identifier?






Son Père en tenue de communiant (Petit Marin)

Son Père (voir la flèche coté gauche assis) avec ses copains d’équipage. Croisière du Maroc 2 juin 1932 à Casablanca sur le torpilleur « L’Adroit ».

Le Papa à 20 ans
Le Papa à l’âge de deux ans. Photo prise à Toulon.











Ma mère est décédée en septembre 2010…à 99 ans

Détectée en 1948 au Maroc (Mon père avait été détaché de l’arsenal de Brest à l’atelier de la marine à Casablanca en 1946 à 1960) porteuse d’une forme mortelle de tuberculose, elle fut rapatriée au sanatorium de Sallanches/Chamonix.

Elles étaient 5 femmes porteuses de cette forme sévère (et mortelle) de tuberculose.

Toutes les 5 se sont portées volontaires pour servir de « Cobaye » pour un nouveau traitement  la « Streptomycine « .puissant antibiotique

Sur les 5 il y a eu deux guérisons, dont ma mère….. !

Belle leçon de vie…. !

Photos

Mes parents en maillot de bain (J’ignore ou est prise la photo… Peut être à Morgat.. ???Avant guerre.

Départ pour le bal masqué

Ma mère jouant les « Stars »…. !

Les compagnons de la Libération


(Source) Photo de la tombe de la Famille Coudol
Prise par Georges Kévorkian au cimetière de Saint-Martin (avril 2021)

Créé, le 16 novembre 1940, par le général de Gaulle, l’ordre prestigieux de la Libération, a récompensé, seulement ( !) 1038 personnes, auxquelles s’ajoutent 5 communes (Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux en Vercors, île de Sein), et 18 unités combattantes (dont 3 de la Marine nationale : sous-marin Rubis, corvette Aconit, 1er régiment de fusiliers marins), pour leur courageux engagement exemplaire en vue de s’opposer aux forces ennemies nazies.

L’oubli des femmes

Alice Coudol

Six femmes, seulement, en font partie, alors que 20 à 30% de femmes étaient dans les rangs de la Résistance. Le fait que l’ordre de la Libération ait été clos rapidement peut expliquer des oublis.  Beaucoup d’historiens regrettent l’absence de beaucoup de ces femmes qui se sont sacrifiées pour une France libre ; par exemple, sur le plan local, celui de la Brestoise Alice Coudol (1923 – 1944), créatrice dès 1940 d’un réseau de résistante, abattue le 30 novembre 1944 par la gestapo, après son internement à la prison de Pforzheim (Allemagne).


(Source) Photo de la tombe de la Famille Coudol
Prise par Georges Kévorkian au cimetière de Saint-Martin (avril 2021)

Texte de Monsieur Kevorkian Georges


Des Français comme Les autres.

Des Français comme Les autres.

Joseph Camus, peintre de Brest, qui se trouvait à Rennes quand les allemands y entrèrent; ne sachant comment manifester sa fureur il cracha sur l’un d’eux et fut condamné à 1 an de prison; c’est ainsi que commencèrent ses aventures de Parachutiste dans les Français libres. Avec Armand Rekassa, (journaliste) N’guyemba, Jean Uranga, Pêcheur de St Jean de Luz, Michel Petit, (boucher à Hirson, Antoine Cantinelli, le clairon du bataillon, Gil-Kar.

Continua son périple avec ses compagnons,  en Indochine.  Quitte Brest année 1955 avec d’autres Brestois pour travailler en région parisienne. C’était un des habitants des baraques du Bouguen. Son épouse, le rejoint avec ses deux filles, et son garçon. Laissant dans leur baraque tout leurs affaires, Photos, meubles, etc.  Une nouvelle aventure commence dans la région parisienne. 

AVIS D E RECHERCHE

Qu’est devenue l’adolescente qu’il a sauvée à Brest en 1986 ?

Il y a trente-six ans ce samedi, Joël Lagadec sauvait du suicide une adolescente de quinze ans, sous le pont de Recouvrance. Il voudrait savoir si elle est encore en vie, ce qu’elle est devenue. Il confie aussi avoir souffert de cet épisode.

Joël Lagadec aimerait savoir si l’adolescente qu’il a sauvée du suicide le 22 janvier 1986 est encore en vie et ce qu’elle est devenue. Il l’a vue sauter de sous le pont de Recouvrance, depuis le bâtiment jaune, à droite de la photo. (Photo Le Télégramme/David Cormier)

Il fait froid sur Brest, ce 22 janvier 1986, il y a 36 ans ce samedi. Un mélange de pluie et de neige tombe sur la Penfeld, dans le courant de l’après-midi. « Soudain, j’aperçois depuis l’une des fenêtres de mon bureau une silhouette qui se tient debout et immobile sous le tablier du pont de Recouvrance », se rappelle Joël Lagadec, alors technicien en préparation du travail à la DCAN de Brest, au premier étage d’un bâtiment de la rive droite. « Je la vois se lancer à la verticale dans la Penfeld. J’avertis immédiatement les marins pompiers. Je dévale les escaliers de l’immeuble. Arrivé en bas, j’aperçois qu’une tête surnage au milieu de la Penfeld et je rejoins le pont flottant Gueydon qui la traverse sous le pont de Recouvrance ».

Il plonge dans l’eau à 8 °C

Joël hésite alors. « Si en tant qu’ex-nageur du Club nautique brestois, aller chercher quelqu’un dans une eau calme à vingt mètres ne présente pas de difficulté, je suis pleinement conscient du risque important d’hydrocution auquel je m’expose en plongeant dans une eau à 8 °C, notamment après avoir fourni un effort aussi important ».

Mais cette tête surnage encore à une vingtaine de mètres, « sans d’ailleurs émettre le moindre appel au secours ». Il enlève ses chaussures et sa montre et plonge, en jean et chemise. Il est saisi mais nage sans difficulté. « Quand je saisis le corps par la taille?, je suis surpris qu’il soit aussi léger et impassible… ».

Un quidam l’aide à son tour

« Lorsque j’arrive au pont, les marins-pompiers sont déjà là. Ils agrippent le corps que je leur tends et ils l’emmènent vers leur ambulance, sans même se retourner vers moi, ni se préoccuper de mon état (j’apprendrai plus tard que ce corps frêle et léger était celui d’une adolescente de 15 ans…). Je ne m’en offusque pas sur l’instant mais lorsque je tire sur mes bras, je n’ai plus aucune force pour me sortir seul de l’eau. Je suis dans un état de sévère hypothermie et je me rends compte, a posteriori, que j‘ai eu de la chance de bénéficier de l’aide d’un quidam resté sur place après le départ des pompiers. Sans doute que le témoignage de cette personne ne serait pas superflu si elle est toujours en vie ».

C’est notre article du 23 décembre, sur l’appel à témoins de deux sœurs au sujet d’une noyade de trois personnes et le sauvetage de plusieurs autres, à Saint-Pol de Léon, en août 1958, qui a convaincu Joël Lagadec, jusque-là réticent, ne voulant pas se faire passer pour un héros, de raconter son histoire. Il aimerait savoir ce qu’est devenue l’adolescente d’alors. « Sa maman m’avait envoyé 100 francs pour me remercier. Je lui avais renvoyé mais j’ai perdu son adresse », regrette-t-il.?

Une indifférence quasi-générale

Peut-être le fait de témoigner permet-il aussi à notre Brestois d’exorciser ce moment qui l’émeut encore. « J’ai reçu les sincères félicitations de Claude Le Roy qui dirigeait le chantier réparations et m’avait déposé en fin d’après-midi à mon domicile ». Mais « ni l’entreprise ni la mairie » ne se sont inquiétées de sa situation, ni guère son entourage. Il recevra plus tard une distinction de la fondation Carnegie après qu’un policier des renseignements généraux ait signalé son geste de bravoure. « L’article du Télégramme m’a fait un bien énorme à l’époque, au regard de l’indifférence générale que j’ai reçue ». Imagine-t-on que l’auteur de pareil geste puisse en souffrir ensuite ?

« Je n’ai pas dormi après cet évènement que j’ai eu beaucoup de mal à digérer, même si je n’étais pas peu fier d’avoir évité une mort certaine à cette jeune fille. J’étais le papa d’un petit garçon prénommé Sylvain, âgé de huit mois, et je m’en voulais a posteriori d’avoir pris le risque d’en faire un orphelin. Tout comme d’avoir pris celui de faire une veuve de sa maman Nicole, avec qui je m’étais marié dix-sept mois plus tôt ».

Contact

Toute personne détenant une information sur cette personne peut envoyer un mail à la rédaction (brest@letelegramme.fr) qui fera suivre.

C’est beau, c’est tendre, ça raconte des histoires d’hommes et de baraques. Celles de la reconstruction, de l’après-guerre. À Lorient, ça nous parle. Une expo à voir absolument à l’Hôtel Gabriel. Article Ouest France

Elisabeth Blanchet, photographe.

À L’Hôtel Gabriel, en immersion dans une baraque: Vanessa Hue, directrice adjointe du Patrimoine, Mickaël Sendras, président de Mémoire de Soye: Xavier Argotti, président de l’association Préfab; Elisabeth Blanchet, photographe; Bruno Blanchard, adjoint; Patricia Drenou, directrice du Patrimoine; Emmanuelle Williams adjointe Article ouest France avec les photos.

À Lorient, 2019, c’est l’année des baraques. Après l’inauguration, lors des Journées du patrimoine, d’une baraque reconstruite près des lavoirs du Rouho, voilà l’acte II. Une expo qui s’appelle Préfabuleux, à découvrir absolument à l’Hôtel Gabriel. Bien joli nom qui met autant l’homme que le bâti au cœur des photos.

« Elles étaient censées durer dix ans. Soixante-quinze ans après, elles sont des milliers encore habitées. » Elisabeth Blanchet a baladé son œil et son appareil photos au Royaume-Uni, – elle a résidé quinze ans à Londres -, et aux États-Unis. En quelque sorte, elle est devenue une « experte des baraques d’après-guerre », glisse-t-elle dans un large sourire. En 2014, elle a même créé un musée.

À ce jeu de passionnés, elle a trouvé un compère « dénicheur de baraques » dans la personne de Mickaël Sandra. 36 ans. La moitié de sa vie à présider Mémoires de Soye. Association bien connue, ici, dans le pays de Lorient, où le mot « baraques » a une place si particulière dans les cœurs de nombreuses familles.

« Comment j’habite ma maison »

Ces maisons si fragiles, « ce patrimoine mal connu, mal perçu », renvoient à l’heure où des villes étaient quasiment rayées de la carte, où des populations ont dû être évacuées. Et puis, quand sonne le retour, il a fallu « reconstruire. » Vite. Comme on pouvait. Dans ces baraques, – « on les appelle maisons de cartons au Havre » -, des solidarités se sont construites sur de la précarité. Oui, c’est de l’architecture (on est en plein dans la semaine), mais c’est aussi notre héritage.

Et c’est actuel. « Cela nous pose cette question : comment j’habite ma maison ? » Emmanuelle Williamson, adjointe à la culture, met en exergue que Lorient a joint le club Prismes des villes reconstruites (18 adhérentes). « L’idée est de partager avec les autres communes les problématiques d’architecture. » Cela interroge le vieillissement des bâtis, leurs isolations, l’accessibilité pour des populations de plus en plus âgées. Avec l’envie de « garder le cachet » propre à ces habitations. 

Outre l’implication de Xavier Argotti, président de l’association Préfab, l’exposition offre un tendre regard sur ces baraques d’ici et d’ailleurs. À travers des animations pour les enfants, des visites découvertes, le public pourra affiner ses connaissances. Et pour aller plus loin, une journée d’étude a lieu le 6 février sur les préfabriqués.

visite commentée de l’exposition, à l’Hôtel Gabriel, dans l’enclos du port. Entrée libre. Exposition visible jusqu’au 14 juin.

Baraques type UK 100, ville de Lorient
Un quartier de Baraques Lorient, source photos Archives Lorient, Télégramme, Ouest France
Lorient
Soye Baraque
Olivier et Georges, de Brest en visite à Lorient pour l’exposition.