À Plougonvelin, du lavoir au jardin aménagé de Gaby Quellec

Voici le premier volet de notre série consacrée à ces passionnés, dans la région brestoise, qui construisent de leurs propres mains. Depuis 2004, Gaby Quellec passe toutes ses journées à aménager le jardin du Vaéré, à Plougonvelin. L’octogénaire ne manque pas d’idées pour continuer à le faire fructifier.

Ils l’ont construit eux-mêmes !

Source de l’article Le Télégramme de Brest.

Lauryane Arzel

Pratique

Accès depuis la D85, sortie Kerouman. Entrée libre. Ouvert tous les jours. Attention : le lieu n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite, ni aux familles avec poussette.

Le moulin est la dernière maquette installée par Gaby Quellec au jardin du Vaéré à Plougonvelin. (Le Télégramme/Lauryane Arzel)

« Les idées, ça me vient la nuit généralement, quand je ne dors pas », explique en souriant Gaby Quellec. Les propos de l’octogénaire semblent difficiles à croire, tant le jardin du Vaéré, situé dans la commune de Plougonvelin, fourmille d’idées et de projets en tous genres : plantations, jardins aromatiques et maquettes.


Les maquettes se cachent au milieu d’une végétation luxuriante. (Le Télégramme/Lauryane Arzel)

L’infatigable Gaby Quellec

« Gaby habite au Conquet, mais souvent, si on veut le trouver, on sait qu’il faut passer par son jardin, on est sûr qu’il y sera », s’amuse Sylvie Gillouard, filleule de Gaby. Bonnet vissé sur les oreilles, et grandes bottes aux pieds, l’ancien agriculteur « y passe toutes ses journées, très tôt le matin jusqu’à tard le soir », toujours en quête de quelque chose à améliorer. « Le travail, ça me plaît, j’ai tout construit de mes mains. Avant, ici, il n’y avait rien, c’était une friche ». En 2004, Gaby Quellec demande à son cousin de pouvoir utiliser le terrain pour en faire un jardin. Lui-même a travaillé juste à côté, comme agriculteur, jusqu’à l’âge de 56 ans.

Une première étape avait déjà été franchie avec l’association PHASE (Plougonvelin, Histoire et Avenir, Souvenirs et Écoute). Elle s’occupe de la conservation du patrimoine culturel de la commune. « À cause du remembrement, le lavoir où travaillait ma tante avait été enseveli sous les gravats », raconte Gaby Quellec. « J’ai commencé par déblayer, puis j’ai installé un système d’irrigation. Je suis d’ailleurs le seul à comprendre comment il fonctionne », notamment grâce à une expérience acquise en tant qu’agriculteur puis comme ouvrier agricole. La passion de Gaby Quellec pour les voyages nourrit son imaginaire. « J’en rapporte des projets d’installation de variétés de plantes encore absentes de mon jardin. Je suis, par exemple, en train de bâtir une serre à orchidées et plantes grasses ». L’année dernière, juste avant le confinement, Gaby Quellec s’est retrouvé coincé sur un bateau de croisière en Asie, une mésaventure qui l’amuse aujourd’hui. « C’est vraiment dommage, je n’avais pas encore vu l’Inde et la Chine ».

Le lavoir a été le point de départ de l’aménagement du jardin. (Le Télégramme/Lauryane Arzel

Voir toujours plus loin

Gaby Quellec s’est surtout inspiré de son environnement immédiat pour mettre en scène son jardin. En témoigne par exemple cette maquette du café du Vaéré, fréquenté par les marins avant-guerre et connu par un Gaby Quellec encore enfant. « Pour le réaliser, j’ai récupéré et taillé des pierres qui viennent du remembrement. Pierre Lannuzel, un copain couvreur, m’a aidé pour les ardoises ». Et aussi pour la maquette du fort de Bertheaume, où le détail a été poussé jusqu’à l’installation d’une petite navette SNSM.

Les maquettes reproduisent fidèlement les constructions d’origine. (Le Télégramme/Lauryane Arzel)

Voir toujours plus loin

Gaby Quellec s’est surtout inspiré de son environnement immédiat pour mettre en scène son jardin. En témoigne par exemple cette maquette du café du Vaéré, fréquenté par les marins avant-guerre et connu par un Gaby Quellec encore enfant. « Pour le réaliser, j’ai récupéré et taillé des pierres qui viennent du remembrement. Pierre Lannuzel, un copain couvreur, m’a aidé pour les ardoises ».

La maquette du fort de Bertheaume séduit les visiteurs. (Le Télégramme. Photo Lauryane Arzel
 

Et aussi pour la maquette du fort de Bertheaume, où le détail a été poussé jusqu’à l’installation d’une petite navette SNSM.

Voir toujours plus loin

Les choix de Gaby ont séduit Éric et Sandrine, venus de Dunkerque et arrivés par hasard dans le jardin. « Franchement, c’est fantastique, une belle parenthèse dans notre marche alors que nous sommes vraiment venus par hasard ! ». Chaque maquette nécessite entre deux et trois semaines de travail. Dernière venue au jardin du Vaéré, une maquette de moulin, similaire à ceux d’Ouessant, réalisée avec le menuisier Didier Jollec : « Il manque encore du drap pour les ailes, mais il a déjà fière allure. Je vais régulièrement sur l’île, que j’ai connue grâce à des marins qui se rendaient à Plougonvelin ». Gaby Quellec a déjà en tête son prochain projet : réaliser une maquette de la chapelle Saint-Mathieu.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*