À la plage des Curés, de l’eau bénite ? Le Télégramme de Brest

Plusieurs plages de curés existent en Bretagne. Certaines tirent leur nom de la présence passée et discrète de religieux, d’autres pas.

PHOTO Lionel Le Saux

La commune de Plougonvelin et sa plage des Curés se situent à 20km à l’ouest de Brest, tout proche de la pointe St Mathieu.


Pendant plusieurs siècles, religieuses et religieux appréciaient de vivre souvent sur de beaux domaines près de la mer. On peut citer par exemple l’abbaye de Landévennec ou celle de Beauport, à Paimpol. Certains profitaient de cette proximité avec des plages pour aller discrètement se baigner, en veillant à ne pas trop se faire remarquer. Depuis, quelques plages ont même été rebaptisées en fonction de ces habitudes anciennes d’hommes et de femmes d’Église.
La plage des Curés, Plougonvelin

La plage des Curés à Plougonvelin (29), s’appelle ainsi car certains ecclésiastiques venaient s’y baigner à l’abri des regards. Son accès est particulièrement difficile. Il faut descendre un escalier pentu d’une soixantaine de marches et quelques rochers. La crique des Curés offre un espace d’intimité entre deux sites par ailleurs très fréquentés : le fort de Bertheaume et la plage du Trez Hir. Elle est entourée de falaises et ses eaux turquoise invitent à la baignade, ou à la contemplation… Il s’agit incontestablement de l’une des plus belles plages de Bretagne.

PHOTO Lionel Le Saux / CLEDER (29) : Crique de Theven Braz a Cleder. Surnommée aussi plage des sœurs.

La plage des Sœurs, Cléder

La plage située à Kerfiat sur la commune de Cléder (29) est connue localement pour s’appeler la plage des Sœurs. « À marée basse, de l’eau stagne dans un vaste trou naturel au milieu des rochers. Dans les années 1950, les bonnes sœurs venaient y tremper leurs pieds à l’abri des regards », explique Michel Quéré, guide-conférencier dans le Léon. Depuis leur maison située dans le bourg de Cléder, elles marchaient pendant environ trois kilomètres en empruntant un chemin creux. Sur cette plage, la douzaine de sœurs se pensait relativement éloignée des autres plagistes et curieux. À l’époque, il n’était pas question de voir le mollet d’une religieuse. Mais c’était sans compter, sûrement, sur les tailleurs de pierre qui exploitaient du granit à proximité. Cette anecdote ne manquait pas de faire sourire dans la commune. Et l’histoire nourrit encore des conversations aujourd’hui.

Quelques petits coins de sable fins permettent aussi de bronzer en toute tranquillité sur cette plage cléderoise assez peu fréquentée. Photo Lionel Le Saux.

La plage des Curés, Plestin-les-Grèves À Plestin-les-Grèves (22), on trouve également une plage des Curés. Mais ce nom officiel n’est pas directement lié à la présence passée de religieux. En réalité, les curés sont des petits poissons que l’on trouvait à une certaine époque en abondance dans ces eaux. Le nom exact de cette espèce est l’Atherina presbyter, appelée aussi prêtre ou petit curé. L’Atherina presbyter, qui dépasse rarement 20 centimètres, est apprécié par de nombreux pêcheurs amateurs. L’histoire ne dit pas si, à Plestin-les-Grèves, on y faisait des pêches miraculeuses…

PHOTO Lionel Le Saux / PLESTIN-LES-GREVES (22) : Plage des cures a Plestin-Les-Greves, se situe juste en face du port de Locquirec son accès est facile. Cette plage est bien fréquentée en été

PHOTO Lionel Le Saux / PLESTIN-LES-GREVES (22) : Cette plage plestinaise est particulièrement étendue. Des espaces en renfoncement au bord des falaises permettent de bien s’abriter du vent.

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