Steven Le Roy : « Brestois jusqu’à la dernière goutte de sang »

Le journaliste Steven Le Roy est un
infatigable marcheur.

Steven Le Roy clame haut et fort sa passion pour Brest. Le journaliste connaît la ville comme sa poche mais ne cesse de la redécouvrir.

Mon Brest à moi

Là où vous vous sentez chez vous ?

« Place Guérin, mon hôtel de ville. J’y vais depuis 40 ans, d’abord avec mon père, puis avec mes copains pendant mes études. Après, j’y ai amené mes enfants à l’école tous les jours, avant de boire un café avec mon pote Gaël Naizet, décédé depuis. Maintenant, ici, ça me fait penser à lui et ça me fait du bien. J’ai eu des très hauts moments de lutte pour l’installation de la crèche – un de mes meilleurs souvenirs de journalistes -, des carnavals, des fêtes de la musique, la foire aux croûtes, tous les bistrots et restos autour de cette place ».

Mon Brest à moi

Place Guérin est le « centre de la ville » de Steven Le Roy. (Le Télégramme/Lauryane Arzel)
La meilleure façon de découvrir Brest ?
« J’ai découvert, il n’y a pas si longtemps, que j’étais amoureux de cette ville, complètement, totalement. Je peux y marcher des heures et des heures, sans jamais me lasser, en trouvant de nouvelles lumières, de nouvelles rues, de nouveaux endroits. Je savais depuis longtemps que j’étais brestois jusqu’à ma dernière goutte de sang mais je ne connaissais pas mon degré de dépendance par rapport à cette ville ».
Des artistes ?
« Miossec, Matmatah, Paul Bloas. Et les Goristes, qui, mine de rien, ont absolument tout compris à cette ville. Je vais m’enorgueillir sûrement un peu, je ne suis pas fier généralement, mais j’ai écrit le premier article sur Matmatah. Ce sont des vrais copains, ils n’oublient pas d’où ils viennent ».
Un stade ?
« L’autre chez-moi absolu, mon église, le plus beau creuset de mixité brestois, c’est le stade Francis-Le-Blé. Les soirs de match, je viens avec 42 ans de souvenirs. L’odeur des merguez et des frites me fait du bien, même si je n’en achète pas, la gouaille, le cri, la clameur, plus que le match lui-même. Ici, c’est le club des popus. On n’a quand même pas des résultats extraordinaires mais la culture de la loose fait partie de nous et on l’a sublimée ».



Steven Le Roy est un fervent supporter du Stade Brestois ! (Le Télégramme / Nicolas Créach)

Un endroit du confinement ?

« Le soir, entre 19 h et 20 h, avec mes deux petits garçons, on descendait place de la Liberté. On y a inventé des jeux, des parcours. Cette grande place, qui s’ouvrait comme ça sur la rue de Siam vide, était juste magique, avec très peu de monde, quatre ou cinq personnes, des souvenirs assez incroyables. Depuis le haut-Jaurès aussi, j’ai vu, un soir, au soleil couchant, ce panorama incroyable et vide qui donne sur le goulet : la mer et l’horizon, l’appel au voyage et l’enracinement en même temps ».


Steven Le Roy a beaucoup fréquenté la place de la Liberté pendant le confinement. (Le Télégramme/Lauryane Arzel)

Un qualificatif ?

« C’est la chanson de Gainsbourg, la « beauté cachée des laids ». Elle est partout, en descendant la rue Villaret-de-Joyeuse ; dans la rue Béranger qui domine les grandes grues du port. Dans la bruine de novembre, tu as l’impression que ce sont des animaux qui sortent des ombres. J’adore les quartiers aussi quand ils se fédèrent, j’ai pu le vérifier en étant journaliste. C’est une élégance discrète mais quasi impérative. La grande séduction de cette ville, ce sont les Brestois, et les Brestoises, des gens mélancoliques, gais et très attachés à leur ville, quitte à en être un peu chauvins ».

Une bonne raison de quitter Brest ? « Mourir ».

Steven Le Roy, journaliste au Télégramme, parcourt la ville sans relâche.



« J’ai toujours su que je voulais travailler à Brest. C’était mon objectif professionnel, le reste, je m’en foutais ». Steven Le Roy a largement atteint son but. Après le baccalauréat, le journaliste entame des études de droit. Il les termine par deux années passées à Amiens où « il manquait la mer, le phare du Minou, le goulet ». En 1995, le jeune homme commence alors à travailler au Télégramme. Son agenda est bien rempli, entre un emploi à mi-temps comme auxiliaire de rédaction au journal et un poste d’attaché de presse chez Dialogues.

« J’ai un accent brestois ! »

En 1999, Steven Le Roy est embauché en tant que journaliste. « Un autre épicentre de ma vie, c’est évidemment la rédaction du Télégramme. J’y ai pris mes marques, mais seulement par moments de la journée, entre 9 h et 21 h. Après, soit tu montes à Jaurès, soit tu descends bas de Siam ». Dans ce lieu de rigolades entre copains mais aussi d’apprentissage, il a « adoré l’équipe qui était en place, c’était un équipage. René Perez, Alain Coquil, Jean-Luc Germain qui nous envoyait partout, et André Rivier, mon père professionnel ».

Steven Le Roy partage, aujourd’hui, son temps entre Brest et Morlaix, où se trouve le siège du groupe Télégramme. Il anime aussi la chronique Brève de trottoirs sur Tébéo qui évoque les particularités du vocabulaire brestois. L’amuseur à temps partiel s’exclame : « Les vidéos, je force le trait, mais oui, j’ai un accent brestois, je le revendique à fond ! », s’exclame l’amuseur à temps partiel.

« J’ai découvert, il n’y a pas si longtemps, que j’étais amoureux de cette ville, complètement, totalement. Je peux y marcher des et des heures et de heures, sans jamais me lasser, en trouvant de nouvelles lumières, de nouvelles rues, de nouveaux endroits.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*