Le Faouët. Les trésors de Saint Fiacre

Article du Télégramme de Brest, Photos de Jos Doaré, et des reporters photographes du télégramme de Brest. Pourquoi cet article, pour en faire profiter les amoureux de la Bretagne. Qui découvre aussi ce journal.   

Katell Brélivet

Avec Sainte – Barbe et l’église Notre – Dame à Kernascléden, La chapelle Saint – Fiacre au Faouët se place dans le trio de tête du patrimoine religieux du pays du roi Morvan. Certes, Sainte – Barbe est plus spectaculaire. Sa voisine, à deux kilomètres au sud de Faouët, sur la route de Quimperlé, est plus discrète, moins imposante. Dédié à saint Fiacre, moine venu d’Irlande au VIᵉ siècle (le saint patron des paysans et des jardiniers), l’édifice se découvre avant tout de l’intérieur.

La chapelle a été conçue entre 1450 et 1480 par la famille Boutteville, seigneurs du Faouët, de grands bâtisseurs, au goût prononcé pour les arts et l’architecture, au crédit desquels ou peut aussi mettre la chapelle Sainte – Barbe et les halles du Faouët. Ce chef – d’œuvre de l’art gothique flamboyant breton doit surtout sa renommée à son magnifique jubé en bois polychrome. Une véritable bande dessinée sculptée. « Parmi les plus beaux de Bretagne, les plus anciens et les plus richement décorés », diront les amoureux d’art sacré.  

La fontaine guérisseuse

« Saint – Fiacre a été autrefois  été  un gros village », rappelle Nathalie Le Pen, médiatrice du patrimoine à la communauté du pays du roi Morvan. On parlait même du bourg de Saint – Fiacre, qui connaissait de grosses affluences liées à la fontaine du même nom (deux bassins reliés par une rigole en pierre de 7 mètres)  à 500 mètres de la chapelle, réputée pour soigner les maladies de peau. Cette fontaine guérisseuse, vestige supposé d’une léproserie au Moyen Âge, a été réhabilitée par les habitants du secteur dans les années 1980.

Si le village, au fil du temps, s’est vidé de ses commerces et artisans, les artistes n’ont jamais déserté les lieux. Séduits par les scènes de marché et de foire sous les halles (autre lieu emblématique de la commune), les peintres ont immortalisé, dès le milieu du XIXᵉ siècle, les pardons et pèlerinages autour des chapelles faouëtaises.  Le musée du Faouët conserve une belle collection qui fait revivre l’effervescence culturelle de la cité.

        Le saviez-vous ?

En avril 1732. Louis Le Ravallec se rend au pardon de Saint-Fiacre. Un pêcheur découvrira le corps de l’homme sur les bords de l’Ellé. La piste accidentelle est retenue. 230 ans plus tard, Donatien Laurent exhume les carnets de notes de Théodore Hersart de la Villemarqué, qui contiennent la gwerz «  pardon Saint Fiaakr », qui affirme que Louis Le Ravallec, victime d’une rivalité amoureuse, aurait été assassiné.      

Saint-Fiacre (ici en 1949) a été un gros village, et même quasiment un bourg. Archive Le Doaré-Châteaulin
Les arbres ont poussé, mais la chapelle Saint-Fiacre reste prisée des touristes et habitants du Centre-Bretagne.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*