Sainte – Anne – d’Auray. Le sanctuaire évolue

        Article du Télégramme de Brest, Photos de Jos Doaré, et des reporters photographes du télégramme de Brest. Pourquoi cet article, pour en faire profiter les amoureux de la Bretagne. Qui découvre aussi ce journal.   

Gwen Rastoll

À l’origine,  il n’y avait rien. Ou presque. Un champ, celui du Bocéno, dans le village de Ker Anna, à Pluneret, sur lequel paissaient les bêtes d’un humble paysan, Yves Nicolazic, à qui sainte Anne serait donc apparue pour la première fois en 1623. Après d’autres apparitions, la sainte demande à Nicolazic, dans la nuit du 25 au 26 juillet 1624, de reconstruire son sanctuaire tombé en ruines. Ce sera l’œuvre de sa vie. Le culte prend racine et se développe. La basilique est construite au XIXᵉ  siècle d’après les plans de l’architecte Édouard Deperthes, à l’emplacement de l’ancienne chapelle. Le monument, propriété de la commune, est inscrit au titre des Monuments historiques en 1975. Dans son voisinage, de nombreux édifices vont germer, comme la Scala Santa (1660) ou l’imposant Mémorial de la Grande Guerre. Non loin, les pèlerins qui arrivent à Sainte – Anne d’Auray ne manquent pas de retrouver un peu de fraîcheur sous la fontaine, une source très ancienne, qui serait le lieu de la première apparition de sainte Anne en 1623.

Au chevet de Sainte – Anne d’Auray

Toutes ces constructions nous ramènent naturellement vers l’immense parvis qui ouvre sur la basilique. « C’est une vaste construction : 22 mètres de large, 63 mètres de long, et 73 mètres de haut. Elle a déjà fait l’objet de plusieurs campagnes de restauration, menées notamment de 1965 à 1980 par l’architecte J. Cordonnier.   Cependant, depuis près de 30 ans, aucun programme d’ampleur n’a été entrepris », nous apprend Dominique Lizerand. L’architecte du Patrimoine a été appelée à la rescousse en 2015, pour se porter au chevet de la basilique : des fuites et un état de délabrement général contraignent les propriétaires – la commune pour la basilique et l’essentiel du site, mais aussi le diocèse pour la chapelle de l’immaculée, le parvis… -à sonner le tocsin. Un vaste plan de restauration est lancé. L’opération devrait encore s’étaler sur plusieurs années, pour environ 10 millions d’euros.

   Le saviez-vous ?

En 1944, le 5 août, le père le Barh, premier recteur de la paroisse est fusillé par les Allemands devant la maison Sainte – Marie, ainsi que le père Allanic, économe du petit séminaire et organiste de la basilique. Des soldats allemands pénètrent ensuite dans la basilique dans le but de l’incendier. Mais le feu ne prendra pas et la basilique restera debout. Des traces de l’incendie sont encore visibles aujourd’hui au niveau des confessionnaux.   

Le Sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray en 1959. Archive Le Doaré – Châteaulin
Le site fait aujourd’hui l’objet d’un vaste plan de restauration qui s’étala sur plusieurs années. Photo François Destoc

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