RETOUR EN BOUGUENVILLE

En guise de présentation
Louis logeait en baraque C13 au Bouguen-centre. A peu d’années d’écart, je grandissais en baraque F4 au Polygone-caserne. Nous étions fils de simples ouvriers, mais de fiers ouvriers. Les conditions de vie n’étaient pas faciles dans ces installations précaires aux lendemains de la guerre, mais l’air vibrait d’espoir, de solidarité, de joie de vivre. Toute une époque, une société disparue, des souvenirs indélébiles. C’est son enfance que Louis fait revivre ici, sans nostalgie, sans misérabilisme, mais avec beaucoup de tendresse et une pincée d’humour.
Louis Aminot, à Brest tout le monde connaît. Le militant politique, l’ancien adjoint-maire aux sports, l’Arsenal au cœur, le passionné de vélo, le soutien des Patros laïques, le combattant pour la Paix et le désarmement, le communiste sincère, le penseur libre… l’ami (un vrai pour certains), l’adversaire (respecté par beaucoup), le pote (pour beaucoup de monde)…
Ce n’est donc pas ce Louis qui parle ici, encore que ! Vous constaterez que tout cela est en germe dans son regard d’enfant. Au fil des scènes de la vie familiale, de l’évocation des copains ou de la société des adultes, ce sont des tranches de vie, comme des arrêts sur images, qui font revivre le Bouguen du gamin. Souvenirs intacts comme en témoigne l’extraordinaire exactitude des lieux, des anecdotes, et en particulier une galerie de portraits des enfants du quartier et de leurs destinées.
Souvenirs qui font la part belle aux moments heureux et qui prêtent souvent à sourire. Alors il fallait une illustration de la même veine et le dessin de Georges Elléouet fait mouche : les personnages, colorés et sympathiques, prennent vie. Les gamins, pleins de fraîcheur, sont plus vrais que nature ; les scénettes, croquées savoureuses, font l’animation. L’œil amusé du lecteur se prend à faire des allers et retours entre textes et images qui se nourrissent mutuellement.
Ce retour dans le Bouguen populaire de l’après-guerre, le « Bouguenville » des souvenirs, est en réalité un chant d’amour. Et ce chant a une coda : un hommage aux mamans d’alors, un hymne à la paix et la fraternité.
Yvon Drévillon 10 avril 2018
Vient de paraître :

« RETOUR EN BOUGUENVILLE »
Récits de Louis Aminot illustrés par Georges Elléouet.

Le Bouguen, les baraques, les familles ouvrières au lendemain de la guerre, ce sont des souvenirs d’enfance qui revivent, intacts, savoureusement croqués par le dessin de Georgio. Un hymne à la vie, à la paix, à la fraternité.

Pour 10€ c’est un cadeau sympathique à mettre au pied du sapin.

On peut aussi se procurer le livre à la Librairie Dialogues (Siam), à la Petite Librairie (St Martin), au Patronage Laïque de Lambézellec, aux bars Le Royal (Guérin), Django (Kérangoff), Beaupré (St Marc), MacGuigans (port)… et à Plougastel au Trappic Coat et au Café du Port (Tinduff)

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*